Changer de vie professionnelle…VANLUC, de la pub…à Artiste-Peintre.

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Changer de vie professionnelle, beaucoup en rêvent, VANLUC l’a fait !

L’Artiste nous explique comment, en quelques années seulement, il est passé de l’expo dans la crêperie de village, aux expositions internationales !

L’Interview du « Mentor », VANLUC Artiste-Peintre

Bienvenue dans cette vidéo où chaque mois nous avons le privilège de rencontrer des personnes aux parcours et aux talents parfois tout à fait exceptionnels.

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Et c’est le cas dans cette troisième vidéo de la série « L’Interview du Mentor » où vous allez faire connaissance avec VANLUC, un artiste-peintre « communiquant » qui en quelques années a réussi, non seulement à s’imposer comme un artiste reconnu, mais en plus à créé sa propre marque (Vache de…) !

VANLUC nous livre dans cette interview exclusive, enregistrée dans son atelier d’Arromanches en Normandie, les raisons qui l’ont amené à démissionner de son poste de Directeur de création dans la Publicité à Paris, pour se lancer dans cette aventure….la peinture.

Il nous explique, de manière très simple et concrète, comment il a planifiée et financé son installation et quelle stratégie il a mise en place pour passer en quelques années seulement de l’expo dans la crêperie du village (où il réalise ses 3 premières ventes !) aux expositions internationales…

Si vous aussi vous rêvez de vivre de votre art, VANLUC vous dévoile les 5 étapes pour réussir en tant qu’artiste-peintre, et comment faire pour en vivre. Accrochez-vous mes ami(e)s, ça décoiffe !

Je vais vous faire une confidence mes ami(e)s, à l’époque où à chaque fois que vous ouvrez un journal ou appuyez sur le bouton de la télécommande, vous n’entendez ou ne lisez que des nouvelles déprimantes, cette interview m’a véritablement mis une claque d’énergie positive. Je suis très heureux de partager ce bain d’optimisme avec vous ! Encore merci VANLUC pour cette interview toute en couleurs !

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à me laisser un petit commentaire ci-dessous. Merci.

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Pour découvrir l’Artiste-Peintre VANLUC et son travail, cliquez sur les liens ci-dessous.

http://vanluc.fr/

http://www.vachedesite.com/

Voici la transcription complète de l’interview avec le peintre VANLUC

Dominique : Bonjour tout le monde ! Ici Dominique Lopin, fondateur du blog jechangeMyLife.com. Bienvenue dans cette vidéo, où chaque mois nous aurons le privilège de rencontrer des gens exceptionnels.

Dans cette troisième vidéo, vous allez découvrir pourquoi Vanluc – à côté de moi –, qui avait une situation professionnelle que beaucoup lui enviaient, a décidé de tout quitter et de changer de vie. Nous verrons très concrètement comment il s’y est pris pour changer de vie et concrétiser son rêve.

Bonjour Vanluc.

Vanluc : Bonjour !

Dominique : merci d’avoir accepté cette invitation pour JechangeMyLife. Tout d’abord, avant de nous parler de ton parcours, est ce que tu peux nous dire où on se trouve actuellement, où nous avons la chance de nous trouver ?

Vanluc : eh bien vous êtes dans mon ancien atelier qui se trouve à Arromanches en Normandie, belle région du Calvados, dans un vieil hôtel que j’aime beaucoup, le Grand hôtel d’Arromanches, qui est né en 1912.

Dominique : pour ceux qui ne connaissent pas, qui ne connaissent pas trop la Normandie, à Arromanches, il y a dans la mer les vestiges du célèbre port artificiel qui a servi au débarquement. Donc Arromanches, c’est une des plages très connues du débarquement.

Vanluc : c’est le port Churchill, et donc des visiteurs du monde entier sont venus le visiter, particulièrement cette année puisque nous sommes en 2014 : il y a eu véritablement plus de 100.000 personnes les 6,  7 et 8 juin, ça a été vraiment…

Alors, pourquoi on s’est installé ici ?

Dominique : oui, comment tu es arrivé ici ? Au départ tu étais où ?

Vanluc : au début, moi je suis directeur de création dans une agence de publicité, à Vincennes, où pendant une quinzaine d’années j’ai été à fond….

Dominique : donc tu es dans la publicité.

Vanluc : oui, dans la publicité, le B to B comme on dit, tout ce qui traite les entreprises. Une agence généraliste que j’avais le privilège de piloter et où pendant des années je me suis battu pour les autres. Je me suis battu pour avoir des idées pour les autres, des concepts pour les autres, qui marchaient bien, plutôt pas mal, avec des réussites, de très belles réussites, d’autres un peu moins bonnes, jusqu’à un moment fatidique

Dominique : quand tu dis des années…

Vanluc : j’ai commencé très jeune : j’avais 24 ans quand je me suis mis à mon compte donc jusqu’à mes 40 ans,  pendant 20 ans, 18 ans exactement, j’ai fait une activité très très très organisée et très business. Et donc je me suis révélé un bon communiquant, c’est ce que mes clients disaient.

Dominique : donc tu n’étais pas un créatif au départ.

Vanluc : si, j’ai une formation de créateur. Mon père est artiste peintre, ma mère a une galerie d’art, donc je suis un peu là-dedans. Et puis je ne voulais pas forcément faire comme papa et maman, ce n’était pas forcément mon truc, et je voulais montrer que j’étais capable de faire autre chose. Et puis je disais il n’y a pas très longtemps à un de mes amis : quand j’avais 20 ans, j’étais quelqu’un qui voulait travailler dans la couleur. On me dit : « qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? », Et je disais : « ah, j’aimerais bien être dans la couleur ! » Je ne savais pas trop, quoi.

Dominique (regardant l’atelier autour de lui) : là, on est dans la couleur !

Vanluc : après, je vous expliquerai pourquoi. Alors, quand on fait une vie, comme ça, vraiment à fond la caisse, comme je faisais, comme tout le monde aujourd’hui, on a une vie incroyable, ça bouge dans tous les sens, à Paris et ailleurs…

Dominique : surtout dans une agence de com’…

Vanluc : oui, au service de la clientèle, et puis ça change tout le temps ; ça a complètement évolué, je suis parti au moment où on avait encore le temps de faire les choses, et petit à petit, tout est arrivé avec Internet etc., c’était plus compliqué.

Puis il m’est arrivé un accident, à moi personnellement, presque une rupture d’anévrisme, quelque chose d’un peu compliqué pour moi…

Dominique : ça a été le déclencheur ?

Vanluc : oui, c’est sûr, c’est sûr, et puis à un moment donné, les médecins qui étaient autour de moi me disaient : « ah, vous avez beaucoup trop de choses en tête ! » En plus dans ma vie familiale c’était un peu compliqué puisque je changeais de vie aussi, donc voilà, il a fallu trouver à un moment : est-ce que c’est possible de faire autre chose ? Et donc là, la grande question : quoi faire ?

Dominique : oui, c’est une question que beaucoup d’auditeurs se posent.

Vanluc : oui, quoi faire, c’est-à-dire je me lève tous les matins à sept heures, je prends mon train, ma bagnole, mon périph’, je travaille, je ressors pour bouffer, le soir à 19 heures je sors…

Dominique (se tournant vers la caméra) : beaucoup vont se reconnaître !

Vanluc :… Tac-tac, la bagnole, on écoute France Inter ou autre chose, on rentre chez soi, et on recommence le lendemain. À un moment donné, j’en pouvais plus. J’en pouvais plus, j’étais moins bon dans mon métier…

Dominique : tu étais à la recherche de sens, clairement.

Vanluc : oui, et puis quand on arrive à 40 ans, là j’avais 38–39 ans, je me disais : « pfff…  c’est le moment de changer ». Et puis là la vie… Je n’ai qu’une vie : je n’ai pas une vie professionnelle et une vie familiale. J’ai qu’une seule vie. Et donc la femme que j’aime, Caroline, a compris ça. Elle a dit : il faut être avec lui pour tout ça. Et moi aussi il fallait que je sois avec elle pour tout ça. On a compris tous les deux qu’on se construisait par rapport à ça.

Et on venait donc en week-end dans ce petit village normand tout à fait sympathique…

Dominique : d’Arromanches.

Vanluc : oui, d’Arromanches, plutôt sympa ,et on se disait : tiens pourquoi ne pas s’installer ici ? Et là, 1999, l’année clé ou je viens ici. Je demande à la mairie (toujours la même mairie, ça n’a pas trop changé) de trouver un petit local pour pouvoir commencer à travailler.

Dominique : donc il y avait déjà un plan d’action ? Tu étais encore en poste et tu cherchais déjà un local ?

Vanluc : on ne se lance pas n’importe comment.

Dominique : c’est ce que je dis à mes auditeurs dans les vidéos : on ne se lance pas n’importe comment. Ce n’est pas parce qu’on veut changer de vie qu’on fait n’importe quoi.

Vanluc : non seulement on ne se lance pas n’importe comment, mais il faut avoir un plan, effectivement tu fais bien de dire ça, mais au-delà du plan il faut une vision, je dirais.

Dominique : oui, un but.

Vanluc : Parce que la première fois qu’on se lance dans son métier à 19–20 ans en sortant de l’école, on nous a appris à être le numéro un ou deux de la classe, ou le 10e de la classe, d’avoir son diplôme, de faire son truc et d’avancer, boum, on fait ça. C’est pas un choix, on la fait plus ou moins comme ça.

Dominique : oui, et à la limite on se trouve dans des glissières,  c’est papa maman qui ont choisi ça…

Vanluc : oui, il y a plusieurs cas de figure. Mais à un moment donné, on se pose la vraie question : est-ce que je peux faire quelque chose moi-même ? Et là il faut faire attention parce qu’il faut un gros gros désir. Ça c’est sûr, il faut être sûr de se trouver ; au fond de soi faut se dire : j’ai envie de faire ça. J’ai des amis qui ont ouvert un restaurant, ou des chambres d’hôte, c’est le même principe, d’autres qui veulent se lancer et devenir pilotes de drones c’est encore un autre truc, chacun fait des choses différentes. Et moi j’avais en moi une…

Dominique : je crois que tu as dit quelque chose d’important : le désir. C’est très très important.

Vanluc : oui, un désir, et puis aussi une façon d’être accompagné par la famille, parce que si on n’a pas sa famille voire des amis, et plutôt la famille, on ne peut pas réussir tout seul, c’est pas possible, donc il faut l’emmener dans son histoire. Un couple c’est fantastique.

Dominique : il faut des gens qui croient en toi.

Vanluc : ou qui croient mutuellement à l’un et à l’autre. Moi, sans ma femme, je n’aurais pas pu réussir, c’est  clair et net. Aujourd’hui elle me donne une présence une et puissance dans mon travail, dans ce que je fais, dans mon organisation – parce qu’il  y a toute l’administration.

Pour revenir à 99 c’était pas du tout ça. Pour répondre à ta question, effectivement j’avais une vision : qu’est-ce que j’aimerais peindre et vivre de mon travail ! C’était carrément pas possible. Alors j’y suis allé à tâtons, une pierre dans la rivière, une deuxième sur la rivière, trois pierres dans la rivière jusqu’à traverser la totalité de la rivière et se retrouver sur la rive.  Je suis arrivé à peu près aujourd’hui ,mais le chemin est encore long. Évidemment pour traverser il fallait y croire et puis ce sont des petites victoires. Alors le temps est avec vous. À un moment donné il faut que le temps soit avec vous. Il ne faut pas précipiter les choses, il faut vraiment y croire mais en même temps avancer avec sa vie de famille, avec ses enfants, avec ses partenaires.

Dominique : alors tu avais commencé à peindre tout en étant toujours en poste ?

Vanluc : alors, je peignais. Je peignais le dimanche, cher ami, je peignais le dimanche, d’où l’expression « le peintre du dimanche ». Je peignais pas trop mal, mais je peignais le dimanche. Le lundi matin, terminé ! Ça m’arrivait de peindre le samedi mais bon il y a les courses à faire, le samedi, donc on est un peu coincé.

Dominique : Maintenant tu as évolué : tu peins toute la semaine !

Vanluc : maintenant je peins tout le temps. Je peignais, et je trouvais ça marrant : on partait en voyage, en week-end, on amenait notre petit carnet, on peignait, etc., ma femme et moi. Et puis un jour on s’est dit : je vais présenter ça. Et là en ce qui me concerne – en ce qui me concerne – c’est : est-ce que ça va marcher ? Et là, il y a une théorie que j’aime bien développer, qui est la théorie des cinq étapes. Il y a 5 étapes…

Dominique : notez ça, les amis

Vanluc : je parle simplement d’un artiste, je parle pas d’un ingénieur… Pour un artiste il y a cinq étapes. Prenant le cas de la peinture qui nous concerne. La première étape c’est : j’aime peindre, j’adore ça, vraiment je me sens bien quand je peins, je m’éclate avec ça, je me sens libéré, j’adore ça, moi, je peins.

Dominique : donc on prend du plaisir. Mais ça ne nourrit pas son homme.

Vanluc : ça c’est la première étape. Deux : allez, je me lance, j’expose. J’expose, et ça peut être la salle des fêtes du coin, la petite pizzeria, la crêperie d’Arromanches, je ne regrette rien du tout !

Dominique : donc ta première expo c’est dans une crêperie…

Vanluc : pas tout à fait, c’était une crêperie et en même temps une sorte d’association qui m’avait donné un coup de main. Mais effectivement je me rappelle très bien cette petite crêperie. Et j’expose.

Quand on expose, on se prépare, on a un peu de stress malgré tout, même si on n’est pas sûr de vendre, on fait les choses proprement, il faut un petit carton d’invitation, une petite affiche,  il faut déjà s’organiser avec les gens autour, j’en sais rien ! Il faut téléphoner à un imprimeur : moi j’étais dans la communication, je connaissais bien, mais ce n’est pas le cas de tout le monde ; il faut savoir organiser son truc, donner le bon message, ne pas en dire de trop, etc. C’était la première exposition.

Dominique : est-ce que tu peignais déjà ton thème favori c’est-à-dire…

Vanluc : pas tout à fait. Je vais finir mon propos pour qu’on s’assure que l’on comprenne bien. Deux : j’expose, très bien. Deux, j’expose et le numéro trois arrive : ce jour-là  j’en vends ! Alors là, c’est le miracle absolu, c’est-à-dire qu’il y a une, deux, trois personnes – trois, en ce qui me concerne – qui ce jour-là ont acheté un bout : un petit papier, un petit carton où j’avais dessiné mes premières vaches, mes toutes premières vaches. D’ailleurs je lance un appel : si vous les retrouvez ce serait sympa de me les ramener parce que je sais plus du tout ce que je faisais il y a 14 ans, ce serait plutôt sympa.

Donc j’en vends. Ça c’est exceptionnel : c’est la main à la poche, même pas la carte bleue parce qu’on n’a pas l’appareil, un petit chèque et tu repars avec les 150 Fr. de l’époque et le gars est déjà bien super content. Le soir on rentre chez soi et on se dit ça me nourrit pas, pas encore tout à fait, c’était bien, on gagnait un petit peu, mais….

Dominique : alors on gagne surtout en confiance !

Vanluc : Alors on recommence, on fait la deuxième expo pour arriver à une autre étape qui est la quatrième étape où je suis aujourd’hui depuis quatre ou cinq ans maintenant, c’est : j’en vis. C’est-à-dire que tu payes la lumière, tu payes le chauffage, tu payes le produit, tu payes la peinture, tu payes les toiles de lin, tu payes le plombier, tu payes les impôts, tu payes la TVA, tu payes le boulanger, tu payes tout le monde, mais tu ne gagnes rien car moi je ne suis payé que lorsque je vends. Je ne suis payé que lorsque je vends. J’ai beau travailler toute la journée, me lever à cinq heures et me coucher à minuit, « mais mon gars tu te fais plaisir, c’est normal ! » Mais bon, il faut quand même arriver à en vivre, et pour ça il y a d’autres méthodes : il faut être très très professionnel, il faut avoir un lieu ou des lieux de vente qui…

Dominique : ouais, mais toi tu avais un petit avantage. Tu étais dans la com’.

Vanluc : j’étais dans la com’. Je suis d’ailleurs devenu un artiste communiquant.

Dominique : communiquant. J’ai vu ça sur ton site Internet…

Vanluc : La cinquième étape  – je n’y suis pas encore, mes chers amis – je n’y suis pas encore, j’aimerais bien, un peu comme les grands – que je ne serai jamais – comme les grands noms des artistes, la cinquième étape eh bien c’est : je vous emmerde ! Totalement ! C’est-à-dire que ça vaut… Tiens, je fais un truc ici. Dali signait un chèque et il disait : tiens, 10 € pour ça, ou 100 € pour ça, mais pour refaire toute sa maison, puisque c’était Dali qui signait ; Picasso a fait la même chose ! De toute façon c’est : » je vous emmerde ! Vous êtes tellement cons pour m’acheter mon truc maintenant… »

Dominique :… Que je peux faire n’importe quoi.

Vanluc : je n’en suis pas là, rassurez-vous. Cela dit,…

Dominique : je vous garantis, son travail est encore très sérieux.

Vanluc : oui, sérieux, je travaille. Et j’arrive à en vivre, et ça me suffit. Cela dit, de temps en temps, je sais dire à des gens qui m’emmerdent : la porte est là. Parce qu’effectivement, oui, je fais des vaches, et j’assume.

Dominique : et combien de temps tu as mis, à partir du moment où tu as vraiment abandonné ton poste à Paris, pour réussir à en vivre ? Pour être autosuffisant, tu as mis combien de temps ?

Vanluc : il faut compter… en ce qui me concerne, j’ai mis six ans. On peut dire entre cinq et sept ans.

Dominique : il faut donc quand même une confiance…

Vanluc : une fois que je suis partie au système, je ne bouge plus du tout, je prends racine. Mais j’ai du temps : j’étais sûr d’avoir des allers-retours entre Paris et la Normandie, je venais tous les week-ends une semaine sur deux, la A 13 je travaillais à mi-temps, après j’ai travaillé dans le télétravail, après je ne faisais que du télétravail – je n’y allais plus du tout –, et puis après je suis parti…

Dominique : le télétravail, c’est une très bonne idée : il y a beaucoup de postes qui permettent le télétravail…

Vanluc : là on parle de 2005-2006. Maintenant c’est beaucoup plus facile, mais globalement je pouvais envoyer mes maquettes, mes réflexions etc. par Internet etc. Aujourd’hui, je pense que ça serait plus utilisé par tout le monde. Et puis un jour on se dit, bon, voilà, il faut un déclencheur, et en ce qui nous concerne, le déclencheur, ça a été un voyage : je suis parti retrouver mes origines, au Vietnam, et puis j’ai réfléchi, je me suis un petit peu transcendé à ce moment-là, et puis je me suis dit : ma vie elle est euh… Mon père est artiste, mon grand-père paternel était artiste, donc si ça se trouve il y a un truc qui va passer comme ça. Donc je suis rentré, j’ai donné ma démission et j’ai dit : voilà, écoutez, moi je m’en vais…

Là c’est le grand saut, je prends pour la dernière fois le péage de l’A13(Vous connaissez tous si vous venez en Normandie, il y a quatre péages aller-retour, on les connaît bien). On change de vie. Et quand on change de vie, et qu’on revient en province, il se passe autre chose. À Paris, on a besoin de plein de trucs. On a besoin de deux voitures parce que ma femme travaille, il y a les enfants… C’est assez compliqué. Là, le village : plus besoin de deux voitures, on n’a qu’une seule voiture.

Dominique : ce qu’il ne nous dit pas, c’est que pour aller à la plage, c’est juste derrière lui, à 10 mètres, hein ?

Vanluc : on va la plage, c’est vrai, on va chez le boulanger, et chercher son journal le matin. J’aime bien les petits villages. Ça a ses travers, on est bien d’accord, mais ça a aussi un grand bénéfice, c’est qu’effectivement on est dans un cadre de vie, une aisance qui, qui… s’apparente au bonheur pour ce qui me concerne, parce que je suis avec la femme que j’aime, j’ai des enfants qui maintenant sont grands mais qui reviennent nous voir régulièrement, et on travaille ensemble. Pour la petite histoire, je travaille aujourd’hui avec mes enfants parce que j’ai avancé dans une entreprise et je suis en train de refaire une entreprise….

Dominique : Il y a une question que je voulais te poser : pendant ces six années, pour conserver ton énergie, ton moral, est-ce que tu avais un secret pendant les moments de doute, je ne sais pas, est-ce qu’il y avait quelque chose pour garder la motivation ? Parce qu’on peut douter, pendant six ans.

Vanluc : je sais pas…. Le secret, c’est une sorte de ténacité.  Mettez-vous des bornes : ça peut être tous les week-ends, tous les 15 jours, tous les mois, tous les six mois, mais donnez-vous des objectifs et essayez d’avoir cette petite victoire en vous. Pour ce qui me concerne c’était des expositions. Je voulais absolument faire des expositions. Le stress de l’expo comme je disais tout à l’heure, c’est qu’il faut travailler parce que si t’as pas d’œuvre à présenter, ou si c’est à chaque fois les mêmes… donc il faut se réinventer, donner des choses un peu puissantes, et puis… il faut des amis, il faut  des gens qui vous aiment c’est-à-dire que… je ne parle pas d’argent, si, je parle simplement de l’argent mais c’est pas ça, c’est surtout des gens qui vous font confiance.

Dominique : ça m’amène au thème suivant : un des secrets de la réussite quand on change de vie c’est d’être bien accompagné, soutenu. Et toi, tu me dis que ta femme t’a vraiment soutenu…

Vanluc : Oui, avec Caroline on a fait ça ensemble c’est-à-dire elle a cru en moi. Tu sais quand on se couche le soir avec la personne aimée, qu’on réfléchit tous les deux, on se dit qu’on va passer une journée de plus demain, le bonheur absolu c’est quand on se réveille le lendemain, qu’elle croit encore en vous en disant : c’est génial ce que tu fais, on va le faire et cette année, tu vas le faire, et puis ce mois, tu vas le faire, cette semaine tu vas la faire, on sent qu’on va le faire. Et l’encourager à un tel point qu’elle s’est révélée également être une artiste même si c’est un peu plus tard que moi mais elle l’a fait aussi. On a fait aussi du boulot derrière ces salles. Elle fait des collages, Caroline…

Dominique : et c’est elle qui a fait la grande bannière sur le mémorial de Caen…

Vanluc : c’est quelqu’un de très très rigoureux, Caroline, j’ai vraiment pris ça d’elle. C’est à dire qu’elle est tellement rigoureuse que dans sa vie quotidienne ça m’a donné un cadre de vie. Moi je partais un peu dans tous les sens…

Dominique :… en même temps, t’es un artiste ! Il faut bien que tu partes dans tous les sens !

Vanluc : oui oui ,même elle disait : ça c’est plutôt bien, et elle ose me dire surtout : ça c’est bien, ça je trouve ça pas terrible, ça par contre, je trouve ça super bien, bon, on arrive à se mettre d’accord. Et pour répondre à ta question et suivre le chemin, c’est que chaque fois j’étais dans une aide avec elle qui me disait, même : il faut absolument que tu aies une exposition un peu différente, faut faire un autre truc, et 2003, 2004, 2005, 2006 : le grand saut. Et là on se retrouve effectivement – alors en avait déjà acheté le lieu – il faut faire attention : si vous achetez quelque chose, il faut se dire : la maison qu’on avait, les bagnoles, éventuellement le VTT ou le super yacht, on balance tout et on met tout le panier.

Dominique : oui, une des questions que je voulais te poser c’est : pendant ces six années avant que tu sois autosuffisant et avant que tu arrives à te verser quelque part un salaire, comment t’as fait ? T’avais un trésor de guerre ?

Vanluc : Non, non ! J’avais un mi-temps dans l’agence où je travaillais et je gagnais correctement ma vie et donc même si tu as un mi-temps je pensais que j’aurais moins de frais (…). Je diminue mes frais, je n’ai pas gagné plus d’argent, j’ai eu moins de dépenses. Tout bêtement j’ai pu m’en sortir. Tout de suite ça a marché c’est-à-dire que là où j’ai vendu mes toiles, ben ça continuait, les gens revenaient parce que j’avais un angle d’attaque qui est la galerie d’Arromanches, et d’ailleurs (à la caméra) je vous invite à y passer …

Dominique : sur son site vous aurez toutes les coordonnées…

Vanluc : cela dit j’étais très valorisé par mon épouse, et puis maintenant par mes filles. Alors ça c’est ex-cep-tion-nel.

Dominique : donc c’est vraiment le soutien familial qui…

Vanluc : Aujourd’hui c’est moi qui soutiens mes filles, en leur faisant confiance. J’ai plus ou moins quatre enfants à nous deux…

Dominique : bravo !

Vanluc : Sur les quatre enfants il y a donc deux filles qui travaillent avec nous à temps complet, plus mon fils cadet qui, lui, est infographiste et qui travaille en free-lance, voilà, actuellement il travaille avec nous. Donc ça fait que deux et demi travaillent. Moi je suis très très fier de ça ! C’est comme si demain j’étais… thermo-cuisinier… et que je travaillais avec mes enfants.

Dominique : tu as une marque… ta marque, c’est « Vache de ».

Vanluc : ma marque, c’est « vache de ». Oui, et il y a vachedesite.com, c’est le site Internet, et vous pourrez effectivement voir tout ce que je raconte là, mais pas aussi bien parce que j’y raconte pas tout ça. Là, c’est tout à fait exceptionnel.

Dominique : beaucoup de gens pensent que le réseau c’est important pour se lancer. Est-ce que ton ancien réseau, de l’époque où tu étais dans la com’, t’a aidé, ou pas du tout ?

Vanluc : pff… Le réseau… Tout dépend de ce qu’on qualifie de réseau…

Dominique : tes amis, certains anciens clients, certains anciens collègues…

Vanluc : oui… oui… Au démarrage, certains anciens collègues…

Dominique : au départ, c’est ton public, c’est ceux que tu as invités !

Vanluc : oui tout à fait, tu as raison de le dire : le premier cercle, c’est le client que je connaissais très bien, à la poste, qui dit tiens je viens vous voir… L’autre qui dit : ben tiens organisez donc un petit truc chez moi… (Se tournant vers la caméra 🙂 utilisez le petit réseau simple parce que ça vous ouvre une autre porte, et comme vous arrivez pas avec la même casquette, on vous propose autre chose ! Là, vous êtes pas le livreur de pizza, vous êtes le ??? de linge Et là, c’est marrant. Je suis parti avec des gens qui m’ont bien aidé, et qui étaient pas forcément sympas comme clients, d’ailleurs… Pas sympa, non, ils étaient sympas, mais pas plus que ça… Et quand je leur ai demandé une aide pour autre chose, je me rappelle d’un gars comme ça, le type, il vendait des outils. Il avait dit qu’il pouvait m’aider (grimace dubitative). il me dit tiens je vais te donner une caisse à outils. Eh bien, la caisse à outils, je l’ai toujours ! Avec tous les outils dedans ! Y avait plein de trucs !

Dominique : (avec un sourire) y avait pas de pinceau !

Vanluc : y avait pas de pinceau, mais il y avait une perceuse, et ben, tu sais, pour installer les trucs aux murs, c’est vachement sympa. J’ai trouvé ça tout à fait sympathique de sa part. (Regardant la caméra 🙂 je le remercie.

Dominique : autre chose… Toujours un peu sur le plan financier, est-ce que tu t’étais fixé des objectifs financiers, chaque année, ou est-ce que tu étais vraiment dans le brouillard, dans le flou ?

Vanluc : j’ai toujours eu une bonne étoile, alors je me disais : j’espère pouvoir y arriver, aujourd’hui d’ailleurs je me le dis encore !

Dominique : tiens, parlons de toi. Beaucoup de gens pensent que pour changer de vie, pour réussir, la chance a une part importante. Est-ce que tu considères que tu as de la chance, ou est-ce que tu as construit ta chance ? Ou est-ce que tu as eu vraiment de la chance ?

Vanluc : (souriant) oh, moi, j’ai de la chance, oh, oui, j’ai vraiment de la chance, c’est sûr ! J’ai… J’ai tellement de chance que j’en ai même des frissons dans le dos, quelquefois.

Dominique : mais, comment ça peut se concrétiser, la chance ? Qu’est-ce que tu appelles la chance ? Est-ce que la chance, ce n’est pas tout simplement toutes les actions que tu as mises en place ?

Vanluc : la chance, elle est dans… dans… l’achat d’un lieu comme celui-ci. Je discute avec le boulanger, je sympathise avec lui, il me fait rencontrer une autre personne : c’est pas de la chance, c’est de la communication. Et un jour cette personne me dit : tu sais que c’est à vendre, là ? Eh bien, la fille elle sort d’ici, tu devrais aller la voir. Je vais voir la fille : elle est pas là. Bon, ben, je dis : tant pis, tant pis pour moi. Je refais un tour, et je vois une femme qui passait juste devant ici et je lui dis : Bonjour, vous connaissez la propriétaire ? Elle me dit : mais je suis la propriétaire ! Donc la chance, c’est aussi la provoquer.

Dominique : à noter que l’atelier est juste dans la rue piétonne d’Arromanches !

Vanluc : vous avez tous de la chance, vous avez tous de la chance, il suffit de la provoquer. Il faut la provoquer, et se dire : j’ose faire quelque chose, tout est possible ! Vraiment, tout est possible : là, je monte actuellement un festival, ça fait cinq ans que je prépare ce festival de la Pluie, certains ont entendu parler de ça. C’est exceptionnel ! On va voir les entreprises de Caen, de la Normandie, et toutes, elles m’ont dit : c’est possible, on peut vous aider ! On me parle de crise : le matin, j’ouvre ma radio préférée ou la vôtre : c’est la crise partout, on peut rien faire, on est complètement bloqué partout. Il suffit de demander gentiment et intelligemment à quelqu’un – je parle pas des pouvoirs publics, je parle des entreprises privées – et à partir de là on peut fonctionner. La preuve, c’est que ça fonctionne, moi il y a des gens qui viennent me demander des conseils ici, j’essaie de les aider comme je peux, à mon niveau. Peut-être que si j’avais un trésor de guerre comme on disait tout à l’heure, peut-être que j’aiderais les gens , mais quand je peux aider les gens je le fais. Donc la chance elle sourit à tout le monde si on ose vraiment frapper à la bonne porte, et y aller, quoi !

Dominique : l’objectif de cette interview, c’est d’inspirer les auditeurs de JechangeMyLife. Alors imaginons qu’un de nos auditeurs veuille faire comme toi – et je suis certain qu’il y en a beaucoup qui souhaiteraient le faire – quels conseils tu lui donnerais en priorité ? Un ou plusieurs… Parce qu’on en a déjà donné pas mal, tout au long… Mais s’il y en a un qui est vraiment important…

Vanluc : La première chose, c’est avoir confiance en soi. Parce que les autres vont dire : mais t’es fou, t’es dingue, de faire un truc pareil, attends… ça marchera pas… Ça, vous allez l’entendre ! À commencer…

Dominique : ça, c’est ceux qui vous tirent vers le bas !

Vanluc : à commencer par les proches qui vont vous dire : c’est pas possible, ou… (Geste de la main signifiant que ça peut être risqué), tu te rends compte, etc. Mais si vous, au fond de vous, vous avez quelque chose qui… Attends, ça, je suis capable de traverser tel un funambule les deux trucs, là, je vais prendre une barre et je vais y arriver. Les gens vont vous regarder comme ça (regard vers le haut) avec respect, ensuite. Donc  la confiance en soi, ça c’est le premier truc.

Ensuite, la deuxième chose… La deuxième chose, c’est votre compagne du moment, votre femme, votre amie, votre associé, avec qui vous êtes. Il faut vraiment être deux. Si on n’est pas deux, ça peut pas marcher. Deux, c’est l’association, c’est le couple. Et un couple, même dans un pédalier, dans une bagnole, le couple, ça fonctionne. Tout seul, on va avoir du mal.

En trois, il faut avoir un objectif et s’y tenir. Pas dire : « tiens je vais faire ça, oh, et puis finalement je vais changer, puis finalement… c’est pas tout à fait comme ça ». C’est s’y tenir. Ça peut prendre du temps pour faire évoluer le truc. Et voilà : le troisième truc c’est vraiment se tenir à une exigence et se donner des objectifs,  comme je disais tout à l’heure. Et puis après la chance vous sourira.

Dominique : alors, merci beaucoup, Vanluc, d’avoir partagé ton expérience fantastique avec les auditeurs de jechangeMyLife. Moi je vous donne rendez-vous le mois prochain pour la prochaine interview. Moi je suis certain en tout cas que cette interview inspirera beaucoup de nos auditeurs. Alors moi je vous dis au revoir les amis et peut-être… Avant de nous quitter, si cette vidéo vous a plu merci de nous laisser un petit commentaire juste en dessous, et n’hésitez surtout pas à la partager sur les réseaux sociaux.

Je vous dis au revoir, à très bientôt, et n’oubliez pas que vous aussi, vous pouvez changer de vie ! Au revoir !

Vanluc : au revoir !

Pour découvrir l’Artiste-Peintre VANLUC et son travail, cliquez sur les liens ci-dessous.

http://vanluc.fr/

http://www.vachedesite.com/

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5 commentaires

  1. Merci pour ce partage ! tous deux vous avez “changervotrelife” et vous nous prouvez que cela est possible voire souhaitable pour ceux qui, s’ils ne le font pas, risquent de passer à côté d’eux mêmes ! de leur Identité profonde !

    Merci !

  2. Eh oui ! Croire en soi, se lancer et comme le dit Richard Branson on pourra toujours apprendre à se débrouiller ensuite. Car une chose est certaine, c’est que 100% des choses qu’on ne tente pas échouent.

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