Vivre sans travailler, combien faut-il ?

Vivre sans travailler, combien faut-il ?

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Vivre sans travailler… Le rêve ! Mais combien faut-il vraiment pour vivre confortablement de son capital ?

Vivre sans travailler, vivre de ses rentes ! Plus de patron, plus de métro, plus de machine à café…  C’est le rêve secret de beaucoup d’entre nous.

Profiter de la vie et de nos proches, voyager et siroter des pina-coladas sous les palmiers ou plus simplement s’occuper de son potager ? Eh bien sachez que c’est possible… sous deux conditions !

Pour vivre sans travailler, il vous faudra d’abord être économe, et ensuite avoir accumulé un capital suffisant pour faire face à vos dépenses.

Et dans le cas où vous estimez que votre capital est trop juste pour en vivre en France, vous pouvez partir chercher le soleil et l’exotisme dans un pays où votre niveau de vie sera multiplié par deux, voire plus !

Comme ce couple qui a fait le choix de vivre au Maroc, au bord de la mer, dans une très belle résidence une grande partie de l’année. Ils profitent d’une qualité de vie et d’un standing qu’il leur aurait été impossible d’obtenir en France avec des ressources équivalentes.

En plus, d’une manière très astucieuse ils ont conservé un pied-à-terre en France. Il s’agit d’un bungalow situé sur la côte atlantique, qu’ils louent quand ils sont au Maroc.

Non seulement leur pied- à-terre en France ne leur coûte rien, mais en plus c’est une source de revenus !

N’empêche que pour vivre sans travailler, même dans un environnement favorable, il vous faudra quand même avoir accumulé un capital important. Alors la vraie question est :

De quelle somme devez-vous disposer pour vivre sans travailler en comptant uniquement sur votre patrimoine ?

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Vivre de son patrimoine. jechangemylife.com

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La réponse à cette question dépend de 3 paramètres :

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1 – La durée pendant laquelle votre capital devra couvrir vos dépenses.

Par exemple si vous arrêtez de travailler à 40 ans, en sachant que l’espérance de vie moyenne est aux alentours de 80 ans, il vous faut des « réserves » pour tenir 40 ans.

Si en revanche vous avez 55 ans au moment où vous prenez cette décision, le capital dont vous devrez disposer sera moins important car il devra couvrir « seulement » 25 ans.

2 – Le montant de la rente souhaitée.

Pour estimer le montant du capital qui vous sera nécessaire, faites une projection de vos dépenses futures.

Si vos besoins sont modestes, vous projetez par exemple de vivre façon Koh Lanta sur une île du Pacifique… Dans ce cas la vente de votre pavillon de banlieue peut suffire à couvrir vos frais, qui peuvent être inférieurs à 1 500 euros/mois.

Si votre projet est beaucoup plus ambitieux… vous souhaitez voyager, jouer au golf, rouler en voiture de luxe et profiter de la vie au maximum… pour vivre de vos rentes vous devrez bien entendu prévoir un capital beaucoup plus important.

3 – Le rendement de votre capital.

C’est un paramètre important, car plus son rendement sera élevé moins le capital de départ devra être important (voir doc à télécharger).

Dans une configuration ultra-prudente, le tableau ci-dessous est basé sur le rendement de l’assurance-vie en euros (pas de risque de perte de capital, fiscalité réduite) qui était de 2 % net en moyenne pour 2014, en sachant que de nombreux contrats ont fait mieux.

Enfin pour être vraiment complet, il faudrait même prendre en compte un quatrième paramètre : l’inflation. Même si les grosses années d’inflation sont derrière nous, et que grosso modo elle plafonne actuellement à 1% par an, sur une période de 20 ans elle peut avoir un impact significatif et grignoter votre rente de 20%.

Dans le tableau ci-dessous vous trouverez le montant du capital dont vous devez disposer en fonction de votre âge de départ à « la retraite » et du niveau de vie souhaité.

Ces exemples sont bâtis sur un rendement net ultra-prudent de 2 %  par an et d’un capital entièrement consommé à 80 ans.

Quel capital pour vivre sans travailler. jechangemylife.com

Quel capital pour vivre sans travailler. jechangemylife.com

Exemple : vous souhaitez vivre de vos rentes à partir de 45 ans et votre capital est valorisé en moyenne de 2 % chaque année. Pour obtenir une rente de 2 500 euros chaque mois vous devez disposer d’un capital de départ de 722 360 euros.

Si vous êtes prêt à vous contenter de 1500 euros par mois (une grosse somme dans de nombreux pays émergents), un capital de 433 400 euros vous suffira pour profiter du soleil et de la vie en tongs et chapeau de paille !

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Comment établir son budget ?

En quittant votre emploi vos revenus vont baisser certes, mais certaines dépenses aussi ! Plus de frais de transport, moins de dépenses vestimentaires et surtout moins d’impôts. En contrepartie vous devrez prévoir un budget loisirs plus important et surtout n’oubliez pas votre protection sociale.

En France la CMU est gratuite si vous déclarez moins de 9 500 euros à l’année, mais au-delà il vous faudra payer 8% de vos revenus pour conserver votre couverture.

On peut supposer par ailleurs que si vous avez accumulé un capital c’est que vous avez travaillé pour cela (à moins que vous ayez gagné au Loto) et forcément cotisé à une ou plusieurs caisses de retraite.

Donc qu’à un moment donné vous allez bénéficier également d’une pension qui viendra s’ajouter à votre capital de départ… et contribuera à le faire durer plus longtemps. Mais attention, si vous devenez rentier à 50 ans par exemple, votre retraite sera divisée par deux par rapport à une carrière complète.

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Comment placer son capital en prenant le moins de risque possible et de manière à ce qu’il se valorise au fil des ans ?

Tous les spécialistes de la finance sont d’accord pour  dire qu’il faut diversifier. Généralement la répartition type se fait sur 3 actifs : immobilier, assurance vie et actions.

Il faut diversifier son patrimoine. jechangemylife.com

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1 – L’immobilier.

Concernant l’immobilier, si vous êtes du genre bricoleur, vous pouvez bien sûr faire du locatif et gérer vos locataires.

Mais si ce n’est pas trop votre tasse de thé de vous occuper de l’entretien de vos biens, du turn-over des locataires et de la gestion des loyers (et parfois des impayés) intéressez-vous plutôt aux SPCI ou « pierre papier » : bureaux et commerces.

Vous ne faites rien, vous êtes totalement débarrassé des soucis de gestion tout en encaissant un rendement moyen de 5 %.

2 – L’assurance vie.

Au niveau du placement préféré des Français, c’est-à-dire l’assurance vie, vous pouvez mettre en place des retraits programmés mensuels. Cerise sur le gâteau, si votre contrat a plus de 8 ans d’existence vous échappez à la fiscalité sur les plus-values.

Le rendement moyen des fonds en euros en 2014 était de 2 %, en sachant que les meilleurs ont fait 3% et plus.

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3 – Les actions.

Boudées à tort par de nombreux épargnants, les actions sont pourtant un actif incontournable si vous souhaitez booster la rentabilité de votre capital (rentabilité moyenne sur 25 ans proche de 6% par an pour les actions françaises… qui sont pourtant loin d’être les plus performantes du marché).

Au niveau des actions, il est fortement conseillé de les loger dans un plan d’épargne en actions (PEA). Ce support cumule 2 avantages importants : d’une part après 8 ans les sommes perçues sont défiscalisées, et d’autre part il permet également une sortie en rente si votre PEA est logé dans une assurance.

En fonction de votre âge et de votre appétence au risque,  vous pouvez bien entendu privilégier un support plutôt qu’un autre.

Par ailleurs, vu les délais nécessaires pour obtenir une fiscalité avantageuse (détenir un PEA depuis 5 ans et pour un contrat d’assurance-vie, 8 ans) il est fortement conseillé d’anticiper en souscrivant à ces supports le plus tôt possible, ne serait-ce qu’en y versant seulement quelques dizaines d’euros à l’ouverture.

Et si mon capital de départ est insuffisant mais que je souhaite quand même tout plaquer ?

Vivre de ses rentes ne veut pas forcément dire vivre sans rien faire. Vous aurez vite fait d’attraper des escarres aux fesses si vous restez toute la semaine à buller dans votre transat pendant 20, 30 ou 40 ans.

Il existe de nombreuses possibilités de transformer une passion ou son passe-temps favori en une activité lucrative : bricolage, jardinage, photo, peinture, artisanat, brocante, cours, commerce en ligne, vente en réunion…

Et pour les boursicoteurs en herbe et tous les passionnés par le domaine de la finance, il est possible, avec une gestion active et rigoureuse de votre patrimoine, de diviser votre capital de départ quasiment par deux !

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Et, si vous avez aimé cet article laissez moi un petit commentaire. Merci beaucoup et à très bientôt…

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21 commentaires

  1. Pingback: Les 3 pièges à éviter pour devenir riche -

  2. sujet tres intéressant cependant le paramètre essentiel c’est deja d’avoir de l’argent soit en vendant son entreprise, (tout le monde n’ a pas cette chance d’en avoir une et meme de la vendre a un prix intéressant) ou d’avoir deja placé de l’argent depuis des année ou faire du locatif (ce qui veut dire deja avoir pu placé en amont).
    pour celui qui souhaite comme moi aujourd’hui ne plus travailler et ” profiter de la vie simplement” sans passer par les minima sociaux (ce qui n’est absolument pas la solution etant reservé quand meme a des cas de vie difficile bien ponctuel) et dans se retrouver en precarité et qui n’ a pas vraiment d’argent de coté et arrive a 1/2 siecle en travaillant avec des contrats precaire cdd je vois pas comment faire au quotidien.
    j’ai le sentiment que c’est encore une solution reservé quand meme a une certaine categorie sociale! hormis de faire de mon potager pour arriver a avoir une petite autosuffisance je peux meme pas avoir de poules faute de place.. alors d’autres idées a partager?
    merci

  3. Bonjour moi j ‘ai 45 ans et depuis 20 ans de boulot dans la même entreprise et un gros burnaout j ‘ai décidé de ne plus travailler comme un dégoût du travail dans les conditions actuels avec de fortes pressions et concurrence pour quelques miettes tout en ne trouvant plus de sens à mon boulot.
    Je suis en arrêt jusqu ‘au moi d ‘octobre je cherche une solution pour pouvoir vivre après en toute libertés et une vie plus réjouissante actuellement ma vie sociale est plus enrichissante et maigres ce que l ‘on croit je suis loin de rien faire au contraire moin fatigué je fait plus de choses don m ‘investir dans des associations m ‘occuper de mes enfants mon mari ma maison sans courir et crier tout le temps du au stress d ‘ailleurs ma vie de famille est du coup plus belle pour tous.je trouve du temps pour lire dessiner jardiner et je compte m ‘investir parmis les parents d ‘eleve pour l école de ma fille ou beaucoup de sorties se font grâce au bénévolat des parents et même grand parents.maintenant il est vrai que financièrement il faudra vivre avec moin et ce contenter de l ‘essentiel trouver des astuces pour économiser. Etc je verrais avec le temps.

  4. Bonjour,

    Sujet tres interessant ! Un complément à apporter, le tableau qui récapitule capital et besoin ne pends
    pas en compte la retraite (même partielle). La capital necessaire peut etre plus faible.

    Fred

    • Bonjour BIDOULE,

      Penses-tu que cela soit possible en France ? A quoi faut-il penser avant de franchir le pas ? Quels sont les inconvénients ? je suis actuellement en pleine réflexion de reconversion et souhaite changer de vie et arrêter de travailler. Si je vend ma petite entreprise et ma maison, je peux disposer d’un capital de 450 KE. En achetant un bateau et en plaçant le reste…
      Peux-tu me dire comment tu as fais…? Par avance merci, et désolé je viens de m’apercevoir que j’ai utilisé le “tutoiement”…. Cordialement, Alain.

  5. Il manque le paramètre de la fiscalité, CSG, RDS, ISF, impôts sur le revenu.
    Si j’en crois d’autres études, l’incidence de ces prélèvements peut induire un revenu négatif à partir d’un certain niveau de capital investi. De plus, cerise sur le gâteau, l’Europe vient de nous concocter une législation pour protéger les banques de la faillite qui leur permettra, en troisième ressort de ne vous laisser que 100 000 euros sur votre compte bancaire.
    Moralité, placez votre argent ailleurs que dans la zone euro.

  6. Le problème étant aussi le risque de fluctuation des apports en bourse, exit le Forex et les placements à risques, qui ruinent considérablement le petit boursicoteur, contrairement au grand banques qui peuvent tamponner les pertes, on peut donc se ruiner sur une mauvais placement, les conditions apports et de retraits des banques sont aussi au désavantage du particulier et ne l’incite pas à investir le peu qu’il possède dans un rêve qui va partir en fumée à la prochaine anomalie météorologique…Sans parler des taxes qui vont être créer pour récupérer justement le manque à gagner du faible investissement de la base qui n’a pas les moyens de perdre un rond sous peine de se retrouver endetter…Quid de la sauvegarde des banques ? Ne sont elle pas vouée à disparaître en jouant la Grand Dévoreuse, gloutonne des âmes pécuniaires et des rêves brisés par le besoin impérieux d’argent….

  7. Tres instructif. Je rajouterais que l’un des meilleurs placements à faire pour préparer sa retraite et d’ouvrir un PERP. L’énorme avantage : les sommes investies sortent de l’assiette imposable. C’est d’autant plus intéressant que son taux moyen d’imposition est élevé. Pour un taux moyen de 30%, pour 10 000 euros investis, ce sont 3000 euros d’économie d’impôt ! Idéalement, il faut arriver à investir 150 000 euros pour disposer d’une rente significative. Plus on s’y prend tout, plus c’est facile (Exemple : à partir de 35 ans, investir 400 euros / mois (en réalité 320 si taux moyen d’imposition de 20%) pour récupérer plus de 700 euros / mois à 65 ans) (Les sommes investies génèrent des intérêts ….)

  8. Bonjour Dominique,
    Article très intéressant. Toutefois, je ne pourrais l’appliquer, en tout cas, pas maintenant puisque je n’ai pas encore 30 ans, ce qui ferait une sacrée somme 🙂
    Je préfère suivre le fameux conseil de Confucius : Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.
    J’adore mon travail alors je ne le considère pas comme tel. Si j’étais “à la retraite”, j’en ferais peut-être moins pour me consacrer à des activités bénévoles par exemple, mais je pense réellement que je continuerai à créer des programmes pour le challenge 🙂

  9. Un conseil à mettre en pratique dès que possible, le réflexe à avoir pour être à l aise le moment venu.
    Merci Domoinique, toujours aussi pertinent.

  10. Merci Dominique pour cet atelier “comment bien préparer sa retraite à tout âge”.
    Une idée complémentaire ? Trouvez un job qui vous plaît (si, si, c’est possible), et vous n’aurez plus envie de prendre votre retraite !

  11. Avec cet article, on arrive à un niveau plus fin pour mettre en pratique ses rêves : de la technique financière, un zeste d’assurance, de la pierre… et toujours des conseils simples pour guider nos pas hésitants. J’ajouterais ceci, peut-être : si on arrive à être heureux en mettant en œuvre ces principes, alors surtout en partager les fruits. Un bonheur simple se partage.

  12. Bon j’ai encore quelques années devant moi mais je sais maintenant comment faire et combien de temps il me reste…
    Merci Dominique, très intéressant comme toujours.

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